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FDC39

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La réponse à la consultation sur le relâcher de lynx de la Fédération Départementale des Chasseurs du Jura

 

Monsieur le Directeur,          

La Fédération Départementale des Chasseurs du Jura a toujours considéré que le lynx faisait partie du patrimoine naturel de notre département. Réintroduit en Suisse et  ayant colonisé la partie française du massif jurassien dans les dernières décennies du XX ème siècle, il s’est peu à peu imposé dans le paysage jurassien. Contrairement aux mensonges largement diffusés par tous ceux qui refusent la chasse et qui tentent régulièrement d’accréditer des thèses décrivant le chasseur comme un opposant forcené aux espèces protégées, nous n’avons jamais revendiqué son éradication : notre sens des responsabilités, associé au titre de notre reconnaissance – depuis 1979 – d’association agréée au titre de la protection de la nature, nous conduit à davantage de discernement dans nos propos que d’autres associations qui ont obtenu plus tardivement que nous cette reconnaissance.

 

Cela n’empêche pas, aujourd’hui, d’entendre de nouveau le couplet habituel de tous ceux qui se rassemblent sous la bannière anti-chasse, comme si les représentants de cette activité, pourtant reconnue par la loi, dont les effets bénéfiques sont largement avérés pour la biodiversité,  n’avaient aucune compétence pour parler de cet animal. Nous faisons pourtant partie du réseau lynx et les chasseurs sont  à l’origine de la majorité des observations relatives à cet animal. Depuis des années, nous menons nous aussi, en collaboration avec d’autres organismes, des actions pour mieux comprendre la biologie du lynx, dans son comportement, ses déplacements, sa répartition, sa dynamique, …C’est sans doute pour cela que notre dernière étude à partir de pièges photographiques a tellement pu gêner les partisans des idées toutes faites que certains des appareils ont été détruits !

 

C’est aussi pourquoi nous nous sentons donc largement légitimes pour exprimer notre point de vue dans le cadre de la consultation relative au relâcher de deux spécimens de cette espèce, au-delà des simples aspects affectifs vis-à-vis de l’animal ou d’une culture de la faune sauvage à la Walt Disney comme nous avons pu en voir bien des aspects dans le cadre des affirmations sur le lynx.         

 

Comme cela a été exprimé par la Fédération Nationale des Chasseurs dans son livre blanc sur les prédateurs, la situation d’espèce protégée dont bénéficie le lynx actuellement n’empêche pas d’envisager des évolutions quant au statut de cet animal. Nous avons toujours défendu le principe que tout animal devait être géré par l’homme qui doit adapter la réglementation à sa situation : le protéger quand il est menacé, le prélever quand c’est possible, le réguler quand c’est nécessaire. C’est ainsi qu’on protège et développe tout ce qu’on rassemble aujourd’hui sous le nom de biodiversité, qui ne doit pas se résumer à quelques espèces emblématiques qui seraient intouchables mais qui doit prendre en compte les évolutions naturelles, les interactions entre espèces, et bien sûr les activités humaines. Il semble que nos voisins suisses évoluent dans ce domaine plus vite que nous – ou font preuve d’un pragmatisme plus avéré - quand ils viennent de décider des possibilités d’intervenir sur des espèces prédatrices, pourtant protégées, mais dont le développement peut causer des problèmes sur des populations sauvages ou domestiques.

 

Le fait de contrôler des populations, d’éviter des problèmes liés à un surnombre n’a jamais été le signe d’une volonté de le détruire à tout prix. Cela est d’autant plus vrai quand le statut de l’espèce ne le met pas en danger, si on s’en tient par exemple à un extrait du bulletin du réseau lynx n°14 d’avril 2008 :« A partir de l’analyse conjointe des indicateurs de tendances spatiale et de l’ordre de grandeur estimé des effectifs on peut caractériser le statut de conservation du Lynx en France pour la période 2005-2007. Sur le plan numérique, les effectifs estimés correspondent à ce qui est habituellement considéré en biologie de la conservation comme une « petite population ». Toutefois de tels effectifs, si on les combinait, dans un modèle calculant les risques d’extinction démographique, à des paramètres de survie et de fécondité ne serait-ce que moyens, conduiraient à un risque théorique de disparition très faible (de 5% à 5 ‰ sur 100 ans).

 

Sur le plan de l’aire de répartition régulièrement détectée, l’évolution constatée est toujours globalement positive. Le noyau vosgien de présence régulière, même s’il est de superficie modeste, poursuit sa lente progression; de plus en plus d’éléments incitent à penser que des connexions démographiques pourraient s’opérer avec le noyau jurassien (franco-suisse) dans les années à venir (via le Doubs et /ou le Jura alsacien). Le noyau alpin de présence régulière se développe, grâce en partie à ses connexions avec le noyau jurassien, mais reste encore de superficie très limitée. La combinaison de l’évolution positive de l’aire de présence régulière (globalement + 11%), à l’ordre de grandeur estimé des effectifs totaux (environ 140 en moyenne, sans tenir compte des aires de présence récentes), suggèrent un statut de conservation plutôt favorable. »

 

Nous nous trouvons donc devant une situation où l’animal n’est pas menacé, surtout si on considère que cet article  a déjà 3 années et que depuis cette date, l’espèce s’est développée. La presse ne se faisait-elle pas dernièrement l’écho d’observations hors du massif jurassien, ce qui contredit  de façon formelle l’argumentaire présenté en faveur du relâcher qui dit que « Leur habileté réduite à traverser des barrières majeures telles que les autoroutes clôturées empêche la colonisation naturelle de zones favorables encore inoccupées dans le paysage fragmenté du Jura. L’évolution de la dispersion de Fario (lynx 13) est un exemple très concret dans ce domaine. »

 

L’espace jurassien est donc bien plus largement occupé qu’on veut bien le faire croire. La dernière attaque dont a été victime un éleveur dans la côte de l’Heute le mois dernier montre bien qu’on est très éloigné des zones de la haute chaîne jurassienne et que l’espèce bénéficie d’une dynamique qui se poursuit …

 

C’est pourquoi la Fédération Départementale des Chasseurs du Jura est opposée à tout relâcher de lynx, et ceci pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, et les exemples cités plus haut le montrent, l’espèce n’est pas menacée mais est au contraire dans une phase d’expansion. C’est l’association Athénas qui le démontre elle-même : sur 19 lynx recueillis de 1989 à 2010, 11 (soit 57,8 %) l’ont été dans les 5 dernières années. Si l’espèce était en régression, le nombre d’animaux recueillis n’augmenterait certainement pas. Le fait d’avoir connaissance de collisions de plus en plus nombreuses, des observations visuelles de plus en plus fréquentes montrent bien que le lynx continue de se développer dans le Jura.

Il est par d’ailleurs bizarre d’affirmer que « le relâcher de ces deux jeunes apportera une compensation partielle à la mort de deux mères adultes ». doit-on considérer que toute espèce sauvage doit ainsi être remplacée, quel que soit le phénomène à l’origine de la disparition ?

 

De plus, affirmer « que l’impact de ces relâchers sera bénéfique pour le milieu naturel et la faune qu’il héberge dans le sens où ils contribueront à maintenir des relations prédateurs/proies équilibrées. » montre une méconnaissance totale de l’évolution des ongulés dans la zone jurassienne où vit le lynx. Les populations de chevreuils, de chamois – que les chasseurs ont su gérer - ont largement diminué depuis l’installation du lynx dans ces zones. La relation proies/ prédateurs n’obéit pas à des calculs purement mathématiques et nos observations, comptages, nous montrent les effets négatifs de la présence du prédateur de ces animaux : comportement plus nerveux, décantonnement de hardes, stress causant des avortements,…

Les prélèvements sont tels qu’il n’y a pas besoin de remettre des animaux dans le milieu naturel : l’accroissement démographique naturel suffit amplement.

 

Le second aspect tient aux aspects réglementaires. Au moins un des deux lynx a été capturé sans autorisation. L’effet d’urgence mis en avant «  La capture doit être envisagée comme une mesure conservatoire urgente pour l’individu, ainsi qu’une mesure visant à préserver la l’ordre et la sécurité publics (divagation en zone habitée, interactions probables avec animaux domestiques)…il s’agit d’un moyen de conservation de l’espèce venant partiellement compenser la disparition d’un adulte reproducteur en raison de facteurs anthropiques. » n’a aucune raison d’être dans le cas présent puisqu’il a fallu piéger l’animal : il n’était donc pas dans un état tel que la capture était indispensable.

 

Ajoutons que la façon dont est nourri l’animal en captivité interpelle : il est précisé que « Ces expérimentations de mises à mort par le jeune sont faites à titre d’euthanasie sur des chevreuils ou chamois blessés suite à des collisions ou par des chiens errants et dont le pronostic de relâcher est défavorable (éventrations, fractures ouvertes des membres). Elles permettent au jeune de prendre de l’assurance et ainsi, de compenser en nature son désavantage pondéral par une rapidité et une maîtrise accrues. N’ayant pas d’échappatoire, les ongulés en espace clos semblent manifester davantage de combativité, et de ce fait, leur mise à mort peut présenter une réelle difficulté que le jeune doit surmonter. »

 

Outre l’aspect inadmissible de mettre un animal, sauvage, vivant, dans une telle situation, se pose un deuxième aspect réglementaire. Le chevreuil, le chamois, sont des animaux soumis à plan de chasse : leur capture, leur transport, obéissent à des règles bien établies. Comment des animaux vivants ont-ils pu ainsi aboutir dans de telles situations pour servir à ces tristes finalités ? Etaient-ils autant  condamnés qu’on le dit quand on écrit qu’ils manifestaient de  « la combativité « ? Si on se souvient d’un épisode datant de deux ans où cette même association  a mobilisé les pompiers pour récupérer un chamois qui ne souffrait en fait de rien d’autre que de vivre dans le milieu naturel, et qu’on a fait mourir dans de douloureuses circonstances, le diagnostic qui est ainsi  posé sur une espèce sauvage peut sans doute laisser à désirer…

 

Quoi qu’il en soit, l’animal a été recueilli de façon illégale, il a été nourri par des animaux sauvages de façon tout aussi illégale. Nous avons toujours condamnés sans équivoque possible le non respect de la réglementation, d’où que l’infraction vienne, que ce soit pour des espèces chassées ou protégées. Nous le faisons de la même façon aujourd’hui : le relâcher d’animaux ayant bénéficié d’illégalités répétées serait un formidable cautionnement des actes illégaux, ce que nous ne pouvons admettre. L’administration n’est-elle pas garante du respect de la réglementation ?

 

Un autre aspect tient aux aspects humains liés à ces relâchers. On dit qu’il y a l’accord des propriétaires. A-t-on pris celui des élus des communes où ils doivent avoir lieu ? Même si l’aspect « secret » qui entoure les lâchers est bien avéré, n’est-il pas de nature à susciter des réactions, et pas seulement chez les chasseurs ? L’argent public – le financement provient de subventions directes ou indirectes- a déjà servi lors des derniers lâchers et les résultats figurent déjà dans l’argumentaire. Est-ce utile de suivre tous les lynx si on prend déjà comme bas avérée ce qui a déjà été réalisé ? Les fonds  utilisés pour cette opération a déjà amené ici et là des réflexions peu favorables. Je rapporte une interrogation entendue localement, mais est-ce anormal quand «  le coût correspond à celui du salaire d’un enseignant débutant dans une région où on ferme des écoles » ? Toute comparaison n’est pas raison, mais ces attitudes traduisent bien un risque d’opposition locale. 

 

Enfin, rappelons que chez les grands prédateurs, la mortalité des jeunes au moment de leur prise d’autonomie est importante et constitue un phénomène purement naturel. Elever des animaux sauvages en captivité et vouloir les relâcher constitue l’acte le plus artificiel qu’on puisse imaginer. Quelles que soient les finalités de tels actes, cette démarche illustre les excès de l’aspect sacralisé donné aux grands prédateurs dans notre pays ; ils sont intouchables, sauf pour quand l’homme les soigne, non plus comme des animaux, mais quasiment comme des êtres humains : visite médicale, vaccins,…

 

Il y a là une vision des rapports homme – animal qui pose le problème de l’intervention : si on considère qu’on peut intervenir en sa faveur au nom d’une certaine philosophie, il faudra admettre également qu’on puisse intervenir pour sa régulation quand elle est nécessaire.  Jouer aux apprentis sorciers n’a pas de justification sur une espèce dont le statut de conservation, les conditions de reprise, les arguments avancés en faveur du relâcher, n’ont pas de consistance avérée. D’un point de vue biologique, réglementaire ou sociologique, rien ne justifie une telle approche : c’est pourquoi nous y sommes opposés.  Nous ne faisons par cette démarche que demander l’application entière de l’arrêté du 9 avril 2010 interdisant sur tout le territoire métropolitain l’introduction de spécimens vivants de certaines espèces d’oiseaux vertébrés protégés en application des articles L 411-1 et L 411-2 du Code de l’Environnement qui précise, dans son article 2, que le lynx boréal est concerné par cette interdiction d’introduction volontaire dans le milieu naturel.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations distinguées. 

Christian LAGALICE Président de la Fédération Départementale des Chasseurs du Jura, Président de l’Association nationale des fédérations de  Chasseurs

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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 06:33
- Par Patrick Morel - Publié dans : FDC39

2011 est une révolution pour les chasseurs jurassiens. Malgré de nouveaux décideurs, un schéma cynégétique départemental pour septembre et de nouvelles lois, ils veulent plus que jamais être des acteurs incontournables

  

Un millier de chasseurs étaient réunis samedi à Juraparc, en présence de leur président, d’élus et de partenaires / Photos Delphine Givord

 

Plus que jamais, les chasseurs du Jura, emmenés par leur charismatique président Christian Lagalice, veulent être reconnus comme « acteurs incontournables de la gestion du territoire. Notre vision de la chasse est d’être une force de proposition et d’action pour le département ». Tel a été le leitmotiv de l’assemblée générale de la fédération départementale, dont un millier de représentants se sont réunis samedi matin à Juraparc. Si elle pèse toujours aussi « lourd » avec ses 8 200 adhérents, la fédération va avoir cette année à composer avec de nombreux changements et relever de nombreux défis, entre nouveaux décideurs, schéma cynégétique des six prochaines années à rendre en septembre et nouvelles lois nationales. En continuant de se battre contre un éventuel retour du projet de Parc national de zones humides.

Une année de changement(s)

Nouveau président national, nouveau ministre, nouveau préfet, nouveau conseil général, états généraux… 2011 est une mini-révolution pour les chasseurs. Passé avant de se rendre au congrès des pompiers samedi, Christophe Perny a été interrogé sur ses intentions. Après le chasseur Jean Raquin, le nouveau président du Conseil général a répondu, en admettant qu’il ne s’agissait pas là de « mon domaine de prédilection. Mais j’ai la volonté de m’en imprégner, dans un vrai respect mutuel. Il y aura quelques changements mais je suis aussi garant d’une certaine continuité. Vous serez traités comme l’acteur important que vous êtes dans le département. »

Deux projets de loi débattus cette semaine

Deux projets de loi qui concernent directement les chasseurs sont actuellement sur le bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat ; les députés locaux et le président Lagalice participent aux commissions. De nouvelles discussions auront lieu dès cette semaine. « Celle du Sénat correspond peut-être davantage à nos attentes, a expliqué Christian Lagalice. Ces lois vont simplifier l’exercice de la chasse, permettre un meilleur fonctionnement et essayer d’attirer de nouveaux chasseurs, y compris des jeunes, par rapport à l’environnement. » Pour Jean-Marie Sermier, il s’agit « D’ouvrir les ACCA et de reconnaître aux chasseurs leur rôle dans la biodiversité et l’environnement. » Et d’adapter la chasse à l’évolution de la société. Cette réforme du fonctionnement des associations communales devrait s’accompagner d’une nouvelle catégorisation des armes et d’un assouplissement de l’obtention du port d’arme (de chasse).

Dégâts du gibier et hausse des matières premières

Concernant les dégâts causés par le gibier, « Le Jura est moins concerné que d’autres départements mais de façon différente, a souligné le président. Les dégâts ont été relativement faibles en 2009-2010 mais nous sommes inquiets : le quintal de maïs, qui était à 8 euros, est monté à 15,20 euros cette année. Ce qui représente le double du budget indemnisation pour les mêmes dégâts. La vigilance est de mise. Au 31 mars, on a déjà dépassé tout ce qu’on avait payé pour l’année entière précédente. Pour l’instant on peut y faire face sans augmenter la cotisation sur plus de 50 % du territoire, mais j’ai bien peur que le prix augmente encore ; et là on sera mal. »

Le président de la Chambre d’agriculture, Dominique Chalumeaux, ne les a pas rassurés : « Je ne serais pas surpris que le cours des matières premières augmente encore. Plus que jamais, il faut contenir les dégâts. »

Relance du suivi du cerf et enquête chamois

Si le sanglier reste l’incontournable de la chasse jurassienne (4 000 prélevés en 2010), les chasseurs veulent travailler sur le cerf et le chamois.

Un nouveau suivi du cerf, plus nombreux que prévu, devrait être relancé dans le haut Jura et la Fédération s’inquiète du chamois. « C’est l’espèce qui nous pose problème pour la réalisation du plan de chasse.

Les attributions ont baissé ce qui nous ramène des années en arrière. Nous allons mettre en place une enquête car son taux d’accroissement n’est que de 15 % contrairement au chevreuil. Beaucoup de questions se posent. »

La révision du schéma cynégétique en septembre pour 6 ans

2011 est aussi l’année de la révision du schéma de gestion cynégétique départemental, le plan de chasse qui va donner les orientations pour les six années à venir. Ce dernier sera modifié à partir de septembre.

Les chasseurs vont lancer très prochainement des consultations, des ateliers et organiser un événement de portée départementale « pour donner à ce projet l’importance qu’il mérite ».

Un budget de 2 millions d’euros

Tel est le budget prévisionnel pour l’année 2011-2012. Un budget équilibré et un bon bilan financier pour l’année écoulée, qualifié de « remarquable » par le commissaire aux comptes : « Les comptes sont bons et bien tenus, les fonds propres couvrent cinq fois l’endettement, c’est épatant. » Une bonne gestion qui permet à la fédération jurassienne d’être la seule de France à ne pas augmenter les cotisations depuis trois ans.

8 200 adhérents

répartis dans les 544 associations de chasse communale (Acca). Mais les chasseurs sont moins nombreux cette année (92 chasseurs en moins, soit moins 1,12 % contre + 0,45 % l’an dernier).

500 réunions par an

Les chasseurs participent à 500 réunions par an et développent de multiples partenariats.

10 m 3 de cartouches

ont été ramassés dans le Jura cette année et 55 en Franche-Comté. La moitié a été « récoltée » par les Jurassiens, 2/3 venant de la chasse et 1/3 des ball-traps. « On nettoie mais ça veut dire qu’on tire quand même beaucoup ! » a plaisanté le président.

80 infractions de police de la chasse… et un coup de gueule

L’ONCFS 39 a donné ses chiffres de police judiciaire pour l’année écoulée : sur les 137 infractions relevées, 80 concernent la police de la chasse. 32 ont été relevées au plan de chasse, 17 pour les modes et moyens, 6 pour les permis et 5 pour les temps et périodes de chasse. Des affaires importantes ont été résolues, comme du braconnage nocturne de sangliers. Côté sécurité, un accident de chasse grave a été relevé pendant une battue et deux incidents graves(un chasseur posté a mis en joue un promeneur et un autre a abattu le chien d’un non-chasseur). Le président Lagalice en a profité pour lancer un coup de gueule « contre des pratiques liées à la police de la chasse qui me semblent aller vers des dérives. Il n’est pas question de cautionner des actes illicites mais de faire preuve d’un discernement qui empêcherait d’envoyer un chasseur honnête devant le tribunal. » L’ONCFS a argué ne faire… que son travail en procédant aux constatations.

82 animaux morts et analysés

par le Sagir (laboratoire départemental d’analyse vétérinaire) contre 50 l’année précédente. Il s’agit surtout d’ongulés. Aucune épidémie n’a été décelée mais plusieurs pathologies, comme le syndrome du lièvre brun, ont été relevées.

En février, la fédération des chasseurs, en partenariat avec l’ONCFS, l’ONF, la fédération régionale et le CNERA (Centre national d’études et de recherche appliquée) a lancé un travail de longue haleine sur le lynx. L’étude, franco-suisse, se base sur le piégeage photographique. L’objectif : établir, scientifiquement la densité de présence du grand prédateur. Et prouver que l’espèce n’est plus menacée, tout en revendiquant la « compétence lynx ». Les associations de protection en rugissent déjà. 3 000 photos prises entre 1997 et 2010 ont été étudiées et des pièges photographiques ont été installés à trente points du département, pendant soixante nuits. Cette phase vient de se terminer, mais les chasseurs se refusent à communiquer pour l’instant sur les résultats. « On veut attendre que le traitement des données soit achevé, explique le président Lagalice. Mais les résultats intermédiaires sont probants. Il faudra un jour ou l’autre, malgré l’hostilité idéologique constante, aborder le problème du rapport de l’homme et de cet animal et réfléchir à son statut. »

Et d’inviter les chasseurs à réagir sur le site de la Dréal au relâcher prochain de deux lynx par le centre Athénas.

 

Source : Delphine Givord pour le progrès.fr
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 00:21
- Par Patrick Morel - Publié dans : FDC39

  Lynx - Jura - décembre 2010 - 5

 

 Un appel du président de la FDC39 aux volontaires pour effectuer un recencement des populations de lynx (cliquez sur l'image pour consulter la lettre).

 

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 00:01
- Par Patrick Morel - Publié dans : FDC39

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 Une circulaire émanant de la fédération de chasse du Jura. Pour la consulter, cliquez sur l'image

 

  

Circulaire du 27 Décembre 2010 Page 1

 

 

 

 

 

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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 00:01
- Par Patrick Morel - Publié dans : FDC39

L'ASPHOR, en association avec "Les Amis du lac de Vouglans" ont invité le réalisateur Loïc Coat à venir présenter son dernier film animalier consacré à la Bécasse.

"Dans le secret d'une Reine" contient des images exceptionnelles de cet oiseau discret, pour lesquelles a fallu de nombreuses années de tournage.

Projection du film
Samedi 11 décembre à 20h30
à Orgelet, salle de la grenette

en présence de Loïc Coat,
qui expliquera les conditions de réalisation de ce film

Entrée : Adulte 5€ - Enfant 1€

 

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Le DVD de ce film, ainsi que des précedentes réalisations de Loïc Coat sur le Lynx et le chat forestier seront proposés à la vente à la fin de la projection. Une bonne idée de cadeau pour les fêtes.

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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 00:01
- Par Patrick Morel - Publié dans : FDC39

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