Le sénat espagnol a adopté à l’unanimité une motion demandant à la France de ne pas poursuivre sa
politique de réintroduction d’ours dans les Pyrénées.

Un sénateur espagnol a expliqué la position du Parlement en ces termes: “Nous sommes partisans de
maintenir, de préserver l’espèce, mais en aucun cas de réintroduire des individus venant d’ailleurs », a-t-il poursuivi. L’élu aragonais s’en est surtout pris au « caractère clairement
carnivore et agressif de l’ours slovène introduit », contrairement « à l’ours autochtone pyrénéen, dont le comportement est clairement non agressif ». « Ces dernières années, à cause de
ces réintroductions, les éleveurs et apiculteurs de la zone ont été victimes de beaucoup plus d’attaques. […] Ils craignent de devoir mettre fin à leur activité pour un problème que nous-mêmes
nous leur avons causé », a conclu le sénateur, qui demande « au gouvernement qu’à partir d’aujourd’hui, toutes les actions concernant l’ours pyrénéen se fassent de façon coordonnée avec
toutes les administrations. C’est-à-dire par un consensus entre le gouvernement d’Espagne, le gouvernement de France, les communautés autonomes et les conseils généraux concernés
».
Le sénateur du Parti Populaire a reçu le soutien de son collègue du Parti socialiste catalan, Joseph Maria
Batlle Farran : « Si nous avons ce problème en Espagne, ce n’est pas l’Espagne qui en est la cause, mais les Français qui ont introduit ce type d’ours de leur côté des Pyrénées. Car comme l’a
indiqué le sénateur Bermudez de Castro Mur, les ours ne connaissent pas les frontières. Ils ne comprennent pas les limites et ils vont où ça leur chante ». Des propos soutenus par Mme
Esmeralda Iranzo Sanchèz, sénatrice de Teruel (Aragon) et membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) : « La réintroduction d’ours dans les Pyrénées, c’est le gouvernement français qui
en est responsable, et non le gouvernement espagnol. Et je veux qu’il soit clair qu’en ce moment précis, le ministère de l’Environnement, du Milieu Rural et de la Marine n’a aucun projet de
réintroduction d’ours dans les Pyrénées ». Si la sénatrice admet que « l’ours se trouve dans une situation critique », elle estime « qu’il n’est pas en péril
d’extinction ». En conséquence, son parti « n’est pas partisan de la réintroduction d’ours dans les Pyrénées, mais de la conservation de ceux qui existent, et ce à travers la stratégie
nationale de conservation de l’ours dans les Pyrénées. »
Source : lenouvelliste.ch
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Jeudi 16 juillet 2009
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Par Patrick Morel
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Publié dans : Au fil du Web
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