Valérian nous livre là le fruit de sa 2ème réussite sur brocard cet été
Nous pouvons le féliciter pour ce tir et pour le joli texte l'accompagnant .... bravo Valérian
!!!
Capreolus, capreolus était mon nom
J’étais le vieux brocard d’un territoire au lieu magique que l’on nomme « le pré de
l’église ».
Il est à cheval sur un très bel endroit qui a pour nom la forêt du prince.
Le 15 juillet arriva et un peu avant cette date là, je suis moins méfiant et parfois, je
descends dans le bas dans ce fameux pré rejoindre mes multiples fées d’été. Un soir en courant mes belles, je me suis dévoilé et ce soir là une nouvelle race de prédateur à mes trousses était
né.
Un défi par ci et un pas là, et je renvois tous mes jeunes prétendants au bois. Mais
depuis peu, je sais qu’il est là. Il me guette, m’observe, il est aux abois. Je ne le vois pas mais je le sens régulièrement après son passage lors de mes multiples déplacements. Je fais bien
attention de ne pas le croiser, et de cette façon, je reste le roi.
Les jours et les soirées passent et moi je poursuis mes parades amoureuses jusqu’à ce que
les jours s’effacent. Parfois le renard passe « passe, passe renard, il dort, et bien qu’il t’aie manqué une fois, ce soir son but n’est pas toi », c’est moi, le prince de ces
bois !
Un jour alors que la nuit tombait et que j’étais occupé à mettre en déroute un jeune
freluquet, il en a profité pour filer, mais à mon retour nous tombions nez à nez.
Avec lui, rien de semblable à ce que je connaissais. Pas de chien, pas de fusil et pas de
bruit, il porte juste avec lui un arc moderne et des flèches et encore plus furtif que moi parfois mais beaucoup de choses à apprendre il a. Il
m’aboie et je lui réponds, mais je garde mes distances où je sais qu’il ne le fera pas. Ce soir, je gagnais ce duel et le raccompagnais jusqu’à l’angle de mon domaine et de mes bois.
« Ne t’inquiètes pas archer, quand sera venu le moment, quand je serais fatigué, je
me livrerais ».
L’été continue à passer et moi jour après jour, je me fatiguais. Un soir il est venu
accompagner et ensemble ils se sont perchés. Il me faisait penser à ce superbe prédateur que l’on appel "jaguar".
Amené t-il sa progéniture ou un jeune inexpérimenté ?
Le 9 aout arriva.
Est tu prêt archer ? Aujourd’hui je suis plus vieilli que jamais et comme tu
pourras le voir, mes belles me boudent, donc j’ai bien réfléchi, ce sera ce soir.
Ne t’inquiètes pas archer, ta patience va être récompensée. Le temps de faire un tour
d’honneur de ce pré et de saluer au passage cette belle nature dans laquelle je suis né.
Ne t’inquiètes pas archer, j’y suis préparé, je ne t’en veux pas car je sais que tu vas me
respecter tout comme tu l'as fais lors de tes observations en soirée.
Sous ton arbre je viendrais te saluer une dernière fois et finirais par venir m’endormir
sur un tapis de mousses humidifiées par la rosée, là sous mes bois.
Parole de roi.
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Dimanche 5 septembre 2010
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00:01
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Par Patrick Morel
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Publié dans : Chasse
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