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Réserve naturelle de la basse vallée du Doubs

Publié le par Patrick Morel

400 000 hectares et 500 000€ pour la LPO :
 

Photo : www.fc-comtois.fr

 

Révélé en exclusivité au mois de novembre dernier par infos-chalon, le dossier de la basse vallée du Doubs risque d'être la controverse de l'année 2011. Objet de la discorde, la réserve naturelle de la basse vallée du Doubs étalée sur 3 départements et 400 000 hectares et la promesse à la LPO d’un chèque de 500 000 euros au titre de la gestion des espaces retenus.

Les chasseurs de gibier d’eau ne décolèrent pas. Il y a quelques semaines Infos Chalon révélait en exclusivité un projet de réserve naturelle en zone humide dans la basse vallée du Doubs. Avec quelques contraintes non négligeables à la clef pour les chasseurs, pêcheurs et autres riverains usagers des 400 000 ha concernés entre Jura, Doubs et Saône-et-Loire. Aujourd’hui, c’est une autre info qui « gratte » les chasseurs et que nous sommes en mesure de révéler, l’Etat s’apprêterait à signer un chèque de 500 000 euros à la Ligue de Protection des Oiseaux, d’Alain Bougrain Dubourg, au titre de la gestion des espaces retenus.

Si à l’origine trois sites étaient à l’étude, il semble bien que seule la vallée du Doubs reste en lice. « Le premier site en Charente Maritime a été mis à mal par la tempête de février dernier, le second, situé dans le fief de M. Hortefeux a peu de chances d’être choisi, le Ministre de l’Intérieur ne souhaite pas une confrontation de plus. Ne reste donc que nous » explique le président des chasseurs de gibier d’eau, Michel Raymond. « La circulaire de l’Etat prévoit également de confier la gestion de ces réserves aux écolos intégristes de la LPO avec un chèque indécent de subvention à la clé de 500.000 € ! Pourtant je rappelle que les chasseurs gèrent eux-mêmes, sur leurs propres deniers et sans subventions publiques des dizaines de milliers d'hectares de réserves consenties par eux-mêmes. Pourquoi ce réseau n'est-il pas intégré à la démarche, si ce n’est pour toucher des primes et pourquoi la piste retenue est elle d'en rajouter, surtout dans les zones de chasse ? Pourquoi le projet vise t il expressément d'y interdire la chasse et la pêche ? » s’interroge-t-il.

2011 devrait être une année « chaude » autour du sujet et cela passera par des voies aussi diverses que de la réunion d’information sur le terrain, des rencontres avec les élus et même une entrée des chasseurs dans le dé bat politique, via les cantonales. Des candidatures dans les cantons renouvelables sont à l’étude. Notamment sur la Bresse et en Tournugeois où certaines sont finalisées.

B.H.V.

La parole aux élus ?

« Nous regrettons, à ce jour, le grand silence des élus des terroirs concernés par ce projet » note au passage Michel Raymond. Le fait, selon lui, de banaliser 4 000 hectares va impacter forcément sur la vie économique et sociale des riverains et usagers. Que ce soit pour les activités agricoles, on a vu les contraintes de Natura 2000 sur le bassin de Loire et là, ce sera pire encore ou sur le tourisme. Quid des activités nautiques ? Et autour de Verdun sur le Doubs on sait de quoi on parle. Quant à la chasse et la pêche, si l’on sait lire entre les lignes du projet, on fera carrément une croix dessus. « Il est temps pour les politiques, de tous bords et de tout niveau de prendre position. Cette réserve va coûter beaucoup d’argent au contribuable de Saône-et-Loire, il est tout à fait logique que nous sachions qui est pour et qui est contre » estime Michel Raymond.
Entre réalité économique et fiction politique, certains élus, c’est certain, vont devoir choisir. Le grand écart n’est plus de mise.

Source : infos-chalon.com

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