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Montauban. Quand le sanglier s'installe en ville

Publié le par Patrick Morel

Le sanglier se porte bien. En dépit des prélèvements effectués par les chasseurs, la bête rôde toujours… Sur les routes, mais aussi dans les cités. Il n'est pas rare de le voir s'esbaudir sur le gazon anglais.

 

Les chasseurs adeptes du « bien vivre ensemble » qui gèrent les effectifs (lire ci dessous) ont déjà prélevé 3 000 spécimens cette année. Une tâche qu'ils assument avec rigueur « afin de trouver l'équilibre »… Un équilibre qu'ils savent délicat. « Le sanglier prospère aussi dans les zones boisées mal entretenues. Nous alertons régulièrement les pouvoirs publics afin que ces zones soient correctement entretenues »…

 

On se souvient de « Chipie », la laie apprivoisée par un Tarn-et-Garonnais que les pouvoirs publics avaient voulu lui enlever. Mais depuis qu'Alain Delon « himself » a pris le suidé sous son aile, plus personne n'ose toucher à un poil de Chipie. Mais ce sanglier domestique n'est que le symbole aimable d'une faune sauvage qui prospère… et se montre souvent moins souriante que l'expression bucolique offerte par la filleule de l'acteur.

 

Hervé, un Montalbanais dont la propriété de Saint-Martial reçoit depuis trois jours la visite d'une horde, témoigne : « Une mère et ses marcassins entrent le soir sur mon terrain. Ils ont soulevé une clôture et ils labourent le terrain méthodiquement. Je tente de les effrayer en faisant du bruit, mais rien ne les dérange vraiment. C'est très gênant car ils effraient mon âne. C'est assez dérangeant et inquiétant comme intrusion »… Hervé ignore probablement que ces animaux sauvages adorent l'herbe humide, le gazon bien frais et le voisinage des zones broussailleuses.

 

Thierry Cabanes, président de la fédération des chasseurs du 82 confirme : « C'est un phénomène connu. Le sanglier qui est très opportuniste fréquente de plus en plus les zones non chassables… en zone urbaine ou périurbaine où ils viennent se nourrir et se poser. Dans les lotissements en construction, ils n'hésitent pas à dormir entre deux maisons. Il n'est donc pas rare de le croiser dans les zones habitées »…

 

 "Bien vivre ensemble"

Les chasseurs adeptes du « bien vivre ensemble » qui gèrent les effectifs (lire ci dessous) ont déjà prélevé 3 000 spécimens cette année. Une tâche qu'ils assument avec rigueur « afin de trouver l'équilibre »… Un équilibre qu'ils savent délicat. « Le sanglier prospère aussi dans les zones boisées mal entretenues. Nous alertons régulièrement les pouvoirs publics afin que ces zones soient correctement entretenues »…

 

À Montauban, les coteaux du Fau (mais c'est aussi le cas dans le secteur de Saint Martial) où les sous-bois ne sont pas forcément bien nettoyés, offrent un refuge apprécié des suidés : « C'est assez dangereux car la rocade n'est pas loin », constate encore Thierry Cabanes. En effet, si les sangliers se font plaisir près des habitations, ils restent très mobiles : « Un sanglier peut couvrir une cinquantaine de kilomètres en une nuit », rappelle le président des chasseurs. Le sanglier arpente donc nos villes… et nos villages. A Saint- Antonin, les chasseurs locaux ont dû clôturer l'enceinte du stade afin de mettre hors jeu les sangliers du secteur qui venaient s'esbaudir sur l'herbe grasse. A Lafrançaise, le stade a lui aussi été dernièrement retourné par une horde sauvage…

 

Cultures : ce sont les chasseurs qui paient les dégâts

16000 euros... C'est le montant des indemnisations assumées cette année par la fédération départementale de chasse du Tarn-et-Garonne pour les dégâts causés aux cultures par le grand gibier dont le sanglier est un «éminent» représentant. «Cela correspond environ au même nombre de dossiers que l'année précédente. Mais le cours des céréales ayant augmenté, nos indemnisations ont suivi la même inflation», explique Thierry Cabanes, le président des chasseurs du Tarn-et-Garonne.

 

Le chiffre : 3000

Sangliers Prélevés. C'est là le chiffre annoncé par la fédération départementale de chasse pour l'an dernier.



« Le sanglier est un animal très malin et surtout, très opportuniste… Il sait se réfugier dans les zones non chassables ».

 

Thierry Cabanes, Président des chasseurs du 82



Source : ladepeche.fr

 

 

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