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Tularémie dans le Sud-Ouest

Publié le par Patrick Morel

SANTÉ. La tularémie réapparaît dans le département du Lot et Garonne : quatre cas ont été diagnostiqués

La tularémie touche particulièrement les chasseurs amenés à manipuler des lapins ou rongeurs morts.

Abruti par la fatigue, trempé de sueur, ce solide retraité tonneinquais de 64 ans a souffert le martyr. Six jours « sans boire ni manger », assure-t-il. Il y laisse six kilos.

Son médecin traitant croit d'abord à une sévère grippe. Et puis on redoute un lymphome. Sous l'aisselle, il développe en deux semaines un ganglion « grand comme une main » avant d'être opéré d'urgence à la clinique Saint-Hilaire d'Agen.

Administré pendant quinze jours, le traitement anti-infectieux finit par le tirer d'affaire. Les laboratoires consultés de Paris à Lyon rendent leur verdict : tularémie.

C'était en début d'année et notre homme était le premier à développer en Lot-et-Garonne une maladie qu'encourent les chasseurs au simple contact de lièvres et de rongeurs infectés.

De janvier à juillet, quatre cas ont été déclarés entre Aiguillon, Tonneins et Casteljaloux. « Ça reste relativement rare en Lot-et-Garonne », souffle Bernard Faget, le directeur de la Fédération des chasseurs de Lot-et-Garonne.

Et pour cause : le dernier cas connu dans le Lot-et-Garonne remonte « au milieu des années 80 » selon le technicien Daniel Goudenèche. Le technicien de la Fédération des chasseurs s'empresse de rajouter que la maladie « n'est pas dramatique, très localisée, car elle se soigne bien. » Pas d'explication, aucun cas en vingt ans, quatre en sept mois.

Si la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) ne se risque guère à esquisser pour l'heure une explication locale, toutes les personnes contaminées exerçaient « des activités très proches de la nature, du gibier ou de la microfaune des rongeurs », y confirme-t-on. Trois étaient des chasseurs et le quatrième s'occupaient de piéger les mulots au golf de Casteljaloux.

La maladie débute brutalement après quelques jours d'incubation, entraîne ganglions, conjonctivite, toux sèche, douleurs abdominales, diarrhées et peut provoquer un coma. La maladie doit être obligatoirement déclarée à la Ddass. Chaque sujet dont le cas est ainsi diagnostiqué est invité à remplir un questionnaire sur son mode de vie.

Si la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) ne se risque guère à esquisser pour l'heure une explication locale, toutes les personnes contaminées exerçaient « des activités très proches de la nature, du gibier ou de la microfaune des rongeurs », y confirme-t-on. Trois étaient des chasseurs et le quatrième s'occupaient de piéger les mulots au golf de Casteljaloux.

La maladie débute brutalement après quelques jours d'incubation, entraîne ganglions, conjonctivite, toux sèche, douleurs abdominales, diarrhées et peut provoquer un coma. La maladie doit être obligatoirement déclarée à la Ddass. Chaque sujet dont le cas est ainsi diagnostiqué est invité à remplir un questionnaire sur son mode de vie. Et si l'on en croit à la carte des cas de tularémie mise à jour par l'Institut de veille sanitaire, le Lot-et-Garonne apparaît enclavé.

Aucun cas n'a été recensé dernièrement dans les départements limitrophes. La recrudescence de la tularémie n'en est pas moins nationale.

Depuis le début de l'année, 72 cas ont été relevés, majoritairement au nord de la Loire. Les Pyrénées-Atlantiques ont aussi été touchés. « Il n'est pas possible de dire à ce jour si cette augmentation constitue un phénomène limité à la saison 2007-2008 ou correspond à une augmentation globale de l'incidence en France », relève l'Institut de veille sanitaire.

« Un mauvais souvenir »

A la rentrée de septembre, la Fédération départementale de la chasse avait publié un communiqué de mise en garde dans son magasine « Nos Chasses ». « On a fait une information auprès de nos adhérents. Il faut se prémunir de gants de manière à ce qu'il n'y ait pas de contact », réagit Bernard Faget, le directeur de la Fédération. « C'est un peu surprenant en Lot-et-Garonne, mais il n'y a pas eu de cas nouveaux. On se dit que ce n'est plus qu'un mauvais souvenir ». « On a fait une information auprès de nos adhérents. Il faut se prémunir de gants de manière à ce qu'il n'y ait pas de contact », réagit Bernard Faget, le directeur de la Fédération. « C'est un peu surprenant en Lot-et-Garonne, mais il n'y a pas eu de cas nouveaux. On se dit que ce n'est plus qu'un mauvais souvenir ».

Auteur : Daniel Bozec

Source : Sud-Ouest.com

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